À propos

LE PARC NATIONAL DU LIMPOPO

Le Parc national du Limpopo (PNL) a été créé le 27 novembre 2001 par le gouvernement du Mozambique sur le territoire d’une ancienne concession de chasse d’une superficie de 11 230 km2. Très enclavé, pratiquement dépourvu d’infrastructures publiques, avec un taux de pauvreté parmi les plus élevés du Mozambique, le PNL est habité par plus de 20 000 personnes à sa création – essentiellement des populations ayant fui la guerre civile mozambicaine qui sont progressivement revenues dans les années 1990. Avec le PNK en Afrique du Sud, et le Parc national Gonarezhou au Zimbabwe, il forme le Parc transfrontalier du Grand Limpopo (GLTP).

En 2001, le projet de développement du Parc national du Limpopo, appuyé par la Peace Parks Foundation (PPF), vient aider le Mozambique à répondre aux défis associés à la création de ce nouveau parc national. L’approche de la conservation mise en avant par le PNL met sur le même plan les objectifs de préservation écologique et de développement économique.

 

 

L’APPUI DE L’AGENCE FRANÇAISE DE DÉVELOPPEMENT AU PNL

L’AFD intervient de 2007 à 2015 pour appuyer la mise en œuvre du Plan de gestion et de développement du PNL et atteindre les trois objectifs spécifiques suivants :
1. restaurer et préserver la biodiversité du PNL,
2. améliorer les moyens de subsistance et le niveau de vie des habitants de la zone support (ZS),
3. renforcer les capacités administratives du PNL.

 

Ce projet, par l’approche mise en œuvre, est emblématique de l’approche développée par l’AFD dans les années 2000 en matière de conservation. Il est aussi important par son intégration dans un parc transfrontalier, par les enjeux liés à la proximité d’un géant de la conservation – le Parc Kruger – que parce qu’il s’agit d’accompagner la mise en place d’un parc national dans un contexte où le cadre légal et les instructions nationales sont encore fragiles. Pour l’AFD, il s’agit d’un des premiers projets dans le domaine et son envergure financière est conséquente.

 

 

L’ÉVALUATION ÉCRITE ET FILMÉE

En 2015, l’AFD souhaite réaliser une évaluation ex post, à la fois écrite et audiovisuelle, de son intervention. L’AFD avait déjà testé les outils audiovisuels dans le cadre de travaux d’évaluation[3] et il s’agissait pour elle de poursuivre cette expérience, en articulant et en réalisant cette fois ci en parallèle l’analyse audiovisuelle et l’analyse écrite au sein du même processus d’évaluation, afin de mettre à profit leur complémentarité. Cette évaluation se proposait également d’innover du point de vue méthodologique en utilisant l’audiovisuel comme un instrument privilégié d’évaluation. Ce travail a fourni un ensemble de livrables écrits et audiovisuels mais pouvant être consultés de façon indépendante et qui sont présentés sur ce site.

Réaliser une évaluation écrite et filmée est un vrai défi si l’on souhaite que les résultats soient à la fois cohérents – quelqu’un peut choisir de lire ou de voir l’évaluation et aura la même compréhension des résultats du projet – et complémentaires – c’est-à-dire qu’ils présentent différemment les informations en fonction des caractéristiques propres de chaque support. Les principes adoptés pour répondre à ce défi ont été :
1) la pleine coordination des évaluateurs écrits et audiovisuels à chaque étape de l’évaluation ;
2) le choix du media en fonction du type d’information disponible et des avantages/inconvénients de chacun pour restituer cette information (interviews et images du contexte pour l’audiovisuel, données et graphiques pour l’écrit).

 

 

L’ÉQUIPE

L’évaluation audioviuselle est réalisée par M. Éric Mounier.
L’évaluation écrite est réalisée par messieurs Frédéric Bazin (IRAM) et Gaétan Quesne (BAASTEL), appuyés par M. Camilo Nhancale.
Pour l’Agence Française de Développement, la coordination a été assurée par Mme Émilie Aberlen.

 

Frédéric Bazin est agronome et a 20 ans d’expérience dans la coopération au développement en Afrique, en Amérique Latine et en Asie. Depuis 2007, en tant que chargé de programmes à l’Institut de Recherches et d’Applications des Méthodes de développement (IRAM), au sein de l’équipe « Acteurs, Ressources et Territoires », il réalise de nombreuses missions concernant le montage d’interventions, l’appui à la mise en œuvre et l’évaluation de projets et programmes de développement dans le secteur rural. Ses domaines d’expertise concernent le développement local, la gestion des ressources naturelles et le changement climatique.

 

Gaétan Quesne, agroéconomiste spécialiste de la protection de l’environnement et de la gestion des ressources naturelles dans les pays en développement, possède une dizaine d’années d’expérience en évaluation de projets, programmes, stratégies, politiques, initiatives publiques et institutions; ainsi qu’en planification et suivi-évaluation de projets et programmes axés sur l’environnement (conservation de la biodiversité et changements climatiques en particulier). Il dispose d’une expérience avérée dans la majorité des pays d’Afrique de l’Ouest, de nombreux pays d’Afrique de l’Est, d’Afrique centrale et d’Afrique australe, d’Amérique centrale et du Sud, et d’Asie du Sud-Est.

 

Éric Mounier est diplômé de Sciences Po en relations internationales et travaille depuis une dizaine d’années au développement de l’utilisation de l’audiovisuel dans le processus évaluatif. Cette recherche s’effectue à la fois dans le champ académique à travers la production de plusieurs études, et dans la pratique par la réalisation de trois précédents films évaluatifs.
Par ailleurs, il travaille sur les problématiques de développement depuis plus de 25 ans en tant que journaliste et documentariste, notamment en Afrique francophone et anglophone, pour des organismes de presse et des organisations internationales.

 

L’équipe technique audiovisuelle est composée de :

Opérateur de prises de vues : Chico Carneiro
Ingénieur du son : Chris Born, Frédéric Durand Drouhin
Montage : David Jungman (E2P)
Post production et étalonnage : Florent Verdet (E2P)
Mixage : Denis Lefdup, Chris Born
Traduction : Peter Humi, Camilo Nhancale, João M. C. Gomes da Silva

Cette évaluation filmée et écrite a pu être réalisée grâce aux apports précieux du comité de pilotage en France, du comité de suivi au Mozambique, des représentants des administrations mozambicaines, de l’agence AFD à Maputo, de Peace Parks Fundation, de la banque allemande de développement (KfW), de l’équipe du PNL et des habitants des villages de la zone du parc.